02 juin 2009
Sur les remparts...
"I really needed a Claire to get throught all this"
Ouais, on m'l'a souvent dit...
A chacun son ange-gardien... J'étais ce week-end celui d'un canadien qui m'invite à aller chez lui, là-bas, pêcher la baleine dans l'océan... comme c'est mignon...
20 avril 2009
Ces temps-ci...
Je reçois des messages agaçants, ces temps-ci...
Des gens pressés, énervés, des gens vexés, du coup vexants... qui soit-disant ont toujours le temps, et moi jamais, alors que je trouve que j'ai beaucoup de temps à l'arrivée du printemps... le temps de prendre le temps, justement... Mais ces gens qui veulent tout, tout de suite, c'est agaçant... Du coup je m'agace, eux se vexent.
Je m'agace, lui se vexe. C'est plutôt ça.
Samedi j'ai fait un rêve, un rêve que j'avais déjà fait... Du coup, en visitant Cachan hier après-midi, ma musique dans les oreilles, je n'ai pas arrêté d'y penser. Pas arrêté de penser à lui. En rentrant j'ai écrit quelques mots...
Je ne préciserai pas. Je reste un peu honteuse. Honteuse de tout ce que j'avais imaginé pour nous, qui ne s'est jamais réalisé. Je pensais que j'aurai plus de culot (c'est un truc dont je rêve souvent, avoir plus de culot). Ou plus de temps... Les choses non finies sont tellement frustrantes dans les souvenirs, aussi frustrantes qu'elles peuvent être belles, inaccomplies.
C'est le soleil qui me rappelle cette scène. Je ne sais pas comment m'y prendre pour t'oublier. C'est la seule solution qu'il nous reste. Je ne sais pas pourquoi on finit toujours par revenir en arrière. De la peur et des regrets.
15 mars 2009
L'espoir
"Your world is nothing more than all the tiny things you've left behind"
L'espoir qu'un jour tu m'as donné, gratuitement, naturellement, simplement,
C'est dur de supporter qu'on puisse te le retirer, à toi, aussi gratuitement, aussi naturellement, aussi simplement...
"So tenderly your story is nothing more than what you see
Or what you've done or will become"
Merci, merci, quand même. On verra ce que j'en ferai. Mais merci...
24 février 2009
Je veux...
Moi aussi je veux traverser le pays de Los Angeles à Las Vegas, sur des routes désertiques, m'arrêter pour "sentir le moment" et payer mon permis de conduire "twenty bucks"...
Connaître la Vallée de la Mort mieux que mon appartement...
Et marcher marcher dans les larges rues sur les larges trottoirs, fermer les yeux, respirer. Ne rien faire d'autre que respirer. Au milieu de nul part. Au centre de moi-même.
28 janvier 2009
Phrase du jour
« Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte pour toujours. »
(phrase aux conséquences fâcheuses, de ma petite Amélie N.)
26 janvier 2009
Le pélerin désabusé
"Le pélerin désabusé" a failli être le titre d'un livre, mais comme ça ne le sera pas, je m'autorise à l'utiliser ici. Je me disais ce matin, pendant que j'avais le temps de réfléchir en collant mes étiquettes sur les épreuves non-corrigées de ce livre au nouveau titre, je me disais que j'avais fait la connaissance, il y a un an et demi, d'un pélerin désabusé. D'accord, ce titre aurait été "plombant", mais il m'aurait parlé à moi. C'est pour ça qu'il a changé. Parler à une seule personne c'est bien petit quand on a l'ambition de toucher un public le plus "large" possible. Mais voilà, le fait est que j'ai réalisé ce matin que j'avais déjà rencontré un "pélerin désabusé", et c'est parce que cette rencontre est personnelle et unique, qu'encore une fois moi seule comprends ce que je suis en train d'écrire... Ce n'est pas nouveau, ça m'arrive tout le temps, et le jour où je trouverai mes pages d'écriture plus "vulgaire", peut-être que je me risquerais à en faire quelque chose...
Ce pélerin désabusé, j'ai eu très envie ce matin d'écrire un peu sur lui. Car il est renfermé sur lui-même, il ne parle de rien à personne, mais moi il m'a parlé comme personne d'autre dans ma vie. C'est surtout à cause de ses yeux. Je n'avais jamais rencontré personne, qui soit à ce point capable de parler avec ses yeux. Des yeux (bleus) qui hurlent, qui supplient, qui font des compliments, qui émettent les regrets les plus profonds du monde... Je n'avais jamais vu ça. Et depuis que je sais que cela existe (sûrement en un nombre très restreint) je ne peux pas m'empêcher d'y penser tous les jours... et de développer une sorte d'amour, d'amiration, pour ces yeux que je ne vois plus aussi souvent que je le voudrais.
Un pélerin est un homme qui suit une route en solitaire, un baton à la main pour s'aider parce que c'est difficile. C'est difficile de prendre la décision de suivre toujours la même route toute sa vie, et ne pas déroger à cette volonté, et le faire tout seul. Je me dis souvent que j'en serais capable, mais en fait je ne crois pas. Lui y arrive, avec cette souffrance sous-jacente qui l'empêche de s'épanouir, cette douleur qu'il maîtrise et qu'il connaît, qu'il choisit, pour des raisons que je n'entreverrai sûrement jamais... et pourtant je suis si curieuse... Mais il continue... Parce qu'il l'a décidé et qu'il y a en lui cette impossibilité à se socialiser vraiment, sincèrement, et quotidiennement. Lorsqu'il est seul chez lui le soir, en poursuivant sa route, il se dit que c'est un luxe déjà que de se comprendre soi-même, et que personne ne le pourrait aussi bien que lui, et par paresse ou par peur, cela dépend, il a refusé de laisser sa porte s'ouvrir pour quelqu'un. Même pour la plus gentille et la plus honnête des jeunes filles, qui sans doute aurait su le rendre heureux. Il ne sait pas du tout, si c'est par paresse ou par peur. Ce qu'il sait, c'est qu'il refuse.
Et il se permet, un jour aussi commun que le jour d'aujourd'hui, de me demander de faire des recherches sur le doute selon Spinoza... Le doute... Le pélerin désabusé connaît très bien le doute, puisqu'il a eu à faire à la remise en question de toutes ses illusions. Il joue avec, il réfléchit, cela l'occupe tandis qu'il continue d'avancer. Explorer cette part un peu sombre de son esprit, où le doute s'étend, où le doute le fait bien moins souffrir, que cette vérité absolue qu'il sait puisqu'il l'a décidée, qu'il finira sa route comme il l'a commencée, tout seul. Puisqu'il l'a décidé.
25 janvier 2009
I'm stuck
"Stuck on you
I've got this feeling down deep in my soul that I just can't lose"
(lousy old song)
18 décembre 2008
Pas grand chose
"Never thought I'd get any higher, never thought I'd go break the chains. So before I end my day, remember.
You are."
27 novembre 2008
Don't you dare hiding from me
La première fois qu'on s'est vus on ne s'est pas compris
La dernière fois qu'on s'est vus on ne s'est pas compris
Quand on se voyait tous les jours on ne se comprenait pas
Ou quelquefois, vaguement
Je ne te comprends toujours pas quand tu m'écris
Je ne me comprends pas quand je t'écris
Tellement de choses à te dire, que tu n'entendras pas...
Que tu ne comprendrais pas.
30 octobre 2008
Un petit corbeau
Who are you...












