17 juillet 2009
Le Hérisson
Hier soir, je suis allée au cinéma toute seule (pensive et protégée de la tempête...), et j'ai eu un vrai de vrai coup de coeur pour ce film, "Le Hérisson", adapté du roman de Muriel Barbery dont je crois j'ai déjà parlé sur ce blog...
Au début je ne m'attendais à rien de spécial, mais franchement j'ai été extrêmement surprise, très agréablement. J'ai été très très émue... pas autant que la fille qui a éclaté en sanglots à côté de moi... Mais...
Et des acteurs formidables, sincèrement. Je ne dis pas ça souvent. C'est une petite merveille... La digne adaptation d'un livre que j'avais beaucoup aimé...
09 mars 2009
"Gran Torino"
Cette petite chanson... résume l'une de mes soirées les plus surprenantes et les plus agréables. Qui fait du bien au moral et au coeur. Et ce film me la rappelera toujours. Je me souviendrai que j'ai frémi et que j'ai aimé ce film, les scènes, la musique...
Qu'on arrivait plus vraiment à se lever pendant que les lumières se rallumaient doucement. Que je ne savais pas quoi dire, alors je n'ai rien dit. Juste des sourires. Un peu béats, un peu étonnés. C'était bien...
Mais venons en au fait... Et je vous laisse aussi écouter cette sublime chanson, jusqu'au bout. Très très belle mélodie, et qui reflète si bien la nostalgie contenue dans ce film... Est-ce que c'est le dernier de Clint Eastwood ? Les critiques affirment qu'il est "au sommet de son art". Ce n'est pas faux, si son art est la suggestion et le minimalisme, alors c'est le sommet, véritablement. J'adore... sa retenue, sa force. Son culot, sa douceur dans un gant de fer.
Finalement, le cinéma c'est une histoire de moment. Je n'ai pas envie de raconter l'histoire du film. J'ai envie de dire pourquoi il a été si important pour moi, pourquoi il reflète un moment de mon histoire personnelle, et pourquoi je m'en souviendrai toujours. J'ai le mauvais pressentiment, que des événements futurs, gâcheront le souvenir de cette soirée. Cette soirée coupée du temps, coupée de tout le reste... les quais de Loire allumés, cet endroit que je ne connaissais pas, cette simplicité, cette chaleur humaine. J'espère que je m'en souviendrai, comme un moment coupé du temps, où la sincérité a primé, même si elle ne sera pas toujours là... Juste le fait que cette soirée ait existé, ça me donne de l'espoir.
Et ce film... allez le voir... C'est tout :)
01 février 2009
Séquence souvenirs...
Ah, ce film... je l'ai aimé, je l'ai adoré. Je crois que j'avais 13 ans. Je n'avais jamais ressenti ça au cinéma avant. Je ne sais pas si c'était une très bonne idée de le revoir ce soir... mais en tout cas ça m'a fait beaucoup d'effet...
31 janvier 2009
Le Bal des actrices
Encore un film... et oui, vive la carte illimitée... Je crois que le cinéma est ce qui me fait le plus de bien en ce moment...
Celui que j'ai vu cette semaine est de Maïwenn, il s'appelle "Le Bal des actrices" et il est assez particulier.
Une dizaine d'actrices qui acceptent soit-disant de se faire filmer contre leur gré, de parler d'elles sans parler d'elles vraiment, et de librer, souvent sans le faire exprès, le grand malheur de leur vie. Pour l'une c'est d'être très connue mais d'avoir envie de voyager, pour l'autre c'est de n'être pas assez connue et d'avoir l'impression de se vendre pour décrocher un bon rôle, pour une autre encore c'est d'avoir envie de tourner à Hollywood mais d'être incapable de sortir une seule phrase en anglais... Et tout cela joué, soit-disant "non joué", justement... Conclusion, c'est très bien non-joué. On y croirait presque, sauf quand ça commence à devenir drôle.
Belle surprise à la fin quand Maïwenn, Mélanie Doutey, Marina Foïs et Julie Depardieu ont débarqué dans la salle pour se faire applaudir avec un grand sourire...
Je vous le recommande, surtout pour l'envers psychologique de la chose (je vous étonne, là ?) et cette grande question : je croyais que je voulais faire ça, en fait je me rends compte que je suis malheureuse alors qu'est-ce que je vais devenir et de quoi est faite ma vie ? Tralala... c'est joli d'accepter qu'elles aussi, les plus grandes actrices françaises, elles en sont à ce type de questionnement...
25 janvier 2009
Revolutionary Road
De très bons films, en ce moment... (d'où la carte illimitée :D)
Je ne sais pas trop quoi dire de celui-là. J'ai essayé de m'identifier à l'héroïne April Wheeler (excellente et j'espère future-oscarisée Kate Winslet) pour ressentir les choses plus fort, mais je n'ai pas réussi. "Revolutionary Road" raconte l'histoire d'un couple, approchant de la trentaine, qui avaient tous les deux, avant, des tonnes d'ambitions, de rêves pour leur vie, sans bien savoir ce qu'ils étaient, mais c'est un rêve en soi de désirer sa réalisation. Mais April tombe enceinte et ils déménagent en banlieue, dans une grande maison, et Frank, le mari, s'engage dans une carrière qui l'ennuie mortellement mais qui lui rapporte de l'argent.
Le seul moment du film où April et Frank se retrouvent et se comprennent à nouveau, c'est lorsqu'ils projettent de partir vivre à Paris avec leurs deux jeunes enfants. Mais les choses vont se compliquer... C'est l'histoire d'un couple devenu bancal alors que leur vision de la vie les a fait se rencontrer et se marier. Je suppose que c'est le récit de l'existence qui passe, alors qu'on imaginait qu'elle serait différente, mais un instinct bizarre et incontrôlable nous amène à nous "ranger", le mariage, la maison, les enfants, le travail stable... alors qu'on pensait qu'on serait "différent", avec un destin "spécial". Et non... April ne le supportera pas, mais combien d'autres le supportent, sans même se rendre compte qu'elles se font violence...
Slumdog Millionaire
Je suis restée les mains accrochées à mon fauteuil, les yeux accrochés à l'écran, pendant ces deux surprenantes, émouvantes, éprouvantes heures...
La première chose que j'ai à dire, c'est que la BO est absolument irréprochable. Chaque morceau en totale adéquation avec la scène... surtout qu'en fait j'adore ce style de musique. Et c'est plus flagrant dans une salle qui a une bonne sono, évidemment... ça fait longtemps que je n'ai pas acheté de CD, mais là je vais me laisser tenter... (un aperçu en fin d'article)
"Slumdog Millionaire" c'est l'histoire d'un petit garçon, qui vit avec sa mère et son grand frère dans les bidonvilles d'une grande ville d'Inde. Pauvre, parmi des millions d'autres pauvres, mais qui fait ce qu'il peut pour profiter de la vie telle qu'elle est, et se construire des rêves.
Un jour, sa mère se fait tuer par des extrémistes et commence alors une véritable aventure pour Jamal et son frère, qui n'ont pas plus de 7 ans. Il leur arrive des choses terribles que je ne vais pas vous raconter, et le pire c'est que je suis sûre que c'est/c'était vraiment comme ça, là-bas... Les deux petits s'élèvent tout seuls. Ils croisent le chemin d'une petite fille, Latika, dont Jamal, malgré son jeune âge, tombe très amoureux. Même après leur séparation, il ne l'oublie jamais et essaye à tout prix de la retrouver. Les années passent et les deux frères se séparent. Jamal tourne à peu près bien, mais son frère (dont j'ai zappé le prénom) tombe dans le banditisme...
Mais le "centre" de l'histoire (qui ne l'est pas vraiment pour moi, mais c'est ainsi que la scénario est construit), c'est sa participation au jeu "Qui veut gagner des millions" version indienne, et ses bonnes réponses successives... il est accusé de tricher, mais sa rencontre avec un policier compatissant va l'amener à raconter toute son histoire, et comment il a eu la réponse aux questions.
Autre aspect du film... une très jolie histoire d'amour, qui ressemble à celle d'un Bollywood pour certains côtés... mais je ne vous dévoile pas la fin. Je conseille vraiment vraiment ce film, c'est une vraie petite merveille, l'un de ceux que j'ai préféré cette année (de toute façon je ne "chronique" que si j'ai adoré)... Allez-y et revenez me dire ce que vous en avez pensé...
16 octobre 2008
"Vicky Cristina Barcelona"
Les critiques étaient tellement élogieuses et j'ai tellement aimé, récemment, "Match Point", que pour moi il était évident que j'irai voir ce film... J'y suis allée, en semaine, avec un monde de fou... J'ai marché nu pied sur le tapis parce que mes chaussures me faisaient trop mal, et j'ai failli faire tomber mon chocolat à cause de la foule... Donc ça n'a pas commencé très bien, mais une fois installée, j'étais super heureuse d'être là, prête à voir le film... Je m'en faisais vraiment une joie...
Donc c'était bien. Voilà, c'était bien. Très agréable, même, avec des jeux d'acteurs réussis, une histoire qui se tient, des dialogues souvent drôles, des paysages et une musique dépaysantes (Barrrrrrrrcelonaaaa !) et des acteurs moi que j'apprécie beaucoup, surtout Scarlett Johannson et Pénélope Cruz. En fait Pénélope Cruz, depuis "Volver", je l'adore. Je l'adore, elle est géniale. Et dans ce film, je la trouve magnifique... elle joue l'hystérique espagnole, c'est drôle des fois tellement c'est exagéré, mais c'est hyper bien fait justement... Bre, j'ai adoré son jeu. Par rapport à "Match Point", la p'tite Scarlett, elle est un peu plus effacée mais toujours mignonne. Et elle entre bien dans la peau des personnages, chaque fois.
"Vicky Cristina Barcelona" c'est l'histoire de deux jeunes filles américaines qui partent en vacances pendant quelques semaines à Barcelone. Vicky est en train de faire une maîtrise et elle va se marier bientôt avec un gars bien sous tous rapports... elle est brune, elle est subtile, elle se la pète un peu, très sûre d'elle, mais elle mène un type de vie qui ne laisse pas place au doute, elle va droit devant avec facilité. Cristina, c'est une artiste, mais sans beaucoup de talent. Elle "aime bien" peindre et écrire. Elle est blonde, elle se fait avoir par les mecs, elle se laisse aller et ne réfléchit pas trop au cours de sa vie. Un soir, à Barcelone, elles rencontrent un peintre espagnol très séduisant, qui les invite toutes les deux en week-end chez lui, clairement pour coucher avec les deux. Vicky se braque direct, mais Cristina veut bien. Mais pendant le week-end, elle tombe malade et Vicky va passer du temps avec le séducteur en question, et finalement finira par se poser des questions sur son couple... Mais Cristina se remet, et n'abandonne pas le peintre, qui lui est accessoirement toujours un peu amoureux de son ex-femme, Maria Elena...
Voilà voilà... Il est trop tard pour une "critique" plus profonde que ça, donc c'est tout ce à quoi vous aurez droit... Sur ce, bonsoir !
14 septembre 2008
"Mamma Mia"
... here I go again... my my, how can I resist you...
C'est la question que je me pose : comment peut-on résister à ce petit bijou de bonne humeur et d'humour ??? Impossible selon moi, mais la Terre est peuplée de rabas-joie, c'est bien connu... Alors avant d'aller bosser demain matin, je vais me faire un petit plaisir : écrire sur ce film.
Déjà je suis fan des images de promo que j'ai trouvé sur internet. Ca va m'aider...
J'y suis allée sagement hier après-midi, sans grande conviction... Mais dès les premières images, coup de foudre, actrice trop mignonne et qui chante bien, beaux acteurs aussi... on ne crache pas sur Pierce Brosnan et Colin Firth (ou si on a envie de cracher on ne le fait pas devant moi, non mais), paysages de Grèce magnifiques !!!!! Oh la la... faut que j'y aille bientôt, là-bas... sérieux... Bref. Et musique qui donne vraiment la frite comme on dit, Abba, quoi !!! "Honey honey", "Money Money Money", "Gimme Gimme Gimme", titres pas très recherchés finalement quand on regarde, mais des paroles simples, qui nous rappellent que, merde, la vie est belle, un rythme entraînant... et les acteurs, je trouve, assurent en chant... Mon moment préféré de préféré qui m'a fait dresser quelques cheveux sur la tête (frissons, mes amis) : "Dancing Queen", j'adoooore cette chanson... je sais pas trop pourquoi... mais je l'adore...
Une petite histoire touuuuute belle... Qui commence pas trop, quelques rebondissements au milieu, qui finit on ne peut mieux !!! ah la la j'adore... Comment résister à ce film, la réponse : je n'en sais rien... J'ai hâte vraiment de voir la première mauvaise critique et si vous en trouvez une, envoyez la moi, je serais bien curieuse de voir quels défauts on peut lui trouver... à moins d'aimer les films bien prises de tête et déprimants (bon c'est parfois mon cas, j'avoue...), là c'est une merveille d'optimisme et d'amour... Allez-y vite, c'est très sérieux ;-)
Meryl Streep (à droite, version avant-première, avec Pierce Brosnan) est réellement le rayon de soleil de ce film, elle est géniale cette femme, impressionnante, en plus elle chante super bien, alors là c'est la cerise sur le gâteau... quand elle se lance sur "The Winner Takes It All" c'est tout simplement poignant, parce que son chant plus son jeu d'actrice parfait, comme d'hab, voilà quoi... petit frisson aussi...
Alors évidemment c'est de la comédie musicale extrême, c'est-à-dire que tous les acteurs se donnent à fond, font ressortir les sentiments puissance dix et même au-delà, c'est du gros jeu de scène (tout à fait bien maîtrisé), les grosses couleurs vives, mais qui rendent les mises en scène superbes, l'excessif se transforme en humour irrésistible et les grands sentiments ne nous sont jamais vraiment étrangers... on a juste pas l'habitude de chanter à pleins poumons quand on se fait larguer (si ?) mais voilàààà pour une fois on se laisse aller, c'est beau... tout simplement. J'ai adoré, voilou, vous l'aurez tous compris.
Par contre c'est un peu dur de rester au fond de son fauteuil, surtout à la fin, sur "Dancing Qeen", merde j'aurais bien voulu être seule dans la salle pour danser aussi... Ne sortez pas de la salle au début du générique, ne manquez surtout pas Pierce Brosnan en costume moulant bleu flash... ce serait trop dommage :-)
Bon, allez y, je compte sur vous...
23 août 2008
"I Want To Believe"
Vu 3 fois : 1 fois en avant-première il y a un mois, 1 fois à San Francisco début août dans une salle pratiquement vide, 1 dernière fois hier aux Halles en bonne compagnie et j'ai trouvé que les spectateurs étaient encore au rendez-vous même si la salle était petite...
Soit-disant DVD de préparation au film : "The X Files : Revelations". Contient évidemment "Pilot", la rencontre des deux agents, leurs premières engueulades, leur première grande discussion, la définition de leur relation - "Beyond the Sea" lors duquel Scully décide de s'ouvrir aux "extreme possibilites" et commence à croire à certains phénomènes, ici "psychic abilities" - "The Host", j'ai pas capté pourquoi il était dans le DVD, peut-être pour nous habituer au gore hihi. Mulder et Scully sont momentanément séparés par le FBI et ne peuvent plus faire équipe, mais ils se voient régulièrement, par nostalgie ou pour mettre au clair ce qui leur arrive - "Clyde Buckman's Final Repose", où Scully a encore une fois une relation privilégiée avec un homme qui sent comment les gens vont mourir et est capable de voir "in the unseen world".
"Clyde Buckman's Finale Repose" - "Memento Mori"
"Memento Mori", la maladie de Scully, sa force, la tentative de redéfinition de ses priorités, la dépendance des deux partenaires l'un envers l'autre - "Post-Modern Prometheus", l'une des oeuvres de Chris Carter, un petit ovni dans la saison 5 et une petite merveille selon moi, une jolie fable bien ironique - "Bad Blood", encore un ovni qu'on ne se lasse pas de regarder, l'épisode préféré de Gillian Anderson, qui met en valeur l'énorme décalage de perception des événements des deux partenaires, qui rend d'ailleurs leur duo absolument unique... - puis, "Milagro", que j'ai toujours trouvé étrange mais pas inintéressant, Scully qui se rend compte qu'il y a d'autres hommes à qui elle pourrait plaire aussi, mais il est trop tard, elle a déjà fait le choix de sa vie, tous les deux se comportent comme s'ils savaient déjà qu'il n'y aurait pas autre chose qu'eux deux dorénavant... là je fais ma shippeuse mais c'est comme ça que je le ressens. Parce que le film "I Want To Believe" met réellement l'accent sur la relation de Mulder et Scully.
"Milagro"...
C'est très difficile pour moi de faire une critique de ce film, déjà que je suis pratiquement incapable de faire le résumé d'un épisode de la série que j'ai aimé. C'est frustrant de ne pouvoir écrire que sur ce qui me tient moins à coeur. Pourtant je n'ai pas "adoré" ce film (j'ai même été déçue dans un premier temps, et les fois suivantes, sachant à quoi s'attendre, ça passe mieux) mais il me tient à coeur pour des raisons faciles à deviner.
Beaucoup d'éléments m'ont gênée dans "I Want To Believe", qui d'après moi n'est pas vraiment un "X-files"... Pourquoi ?
Mulder et Scully n'ont changé ni de visage et ni de voix, mais c'est bien la seule chose chez eux qui soit restée pareil, car tout le reste est différent. Ils n'habitent plus à Washington, mais dans la campagne et ils partagent une grande maison dans laquelle Mulder se terre depuis des années, à découper frénétiquement des articles qui lui rappellent ces bons vieux ovnis et bien sûr, sa soeur Samantha, disparue y a tellement longtemps que ça nous rajeunirait pas de compter. Scully, elle, est devenue médecin dans un hôpital catholique. Pour fuir "the darkness", l'obscurité, d'après elle, mais c'est tout de même encore une épreuve psychologique de s'occuper d'enfants probablement incurables et en fin de vie, qu'elle essaye de sauver contre l'avis de son supérieur, presque contre sa morale personnelle.
A ceux pour qui X-files est l'histoire de deux agents du FBI, aujourd'hui ce n'est plus le cas : c'est une histoire qui inclue un couple bancal et triste, qui traîne des fantômes, nommés William et Samantha, et qui vont se retrouver malgré eux dans une affaire d'enlèvement que tente de résoudre un prêtre pédophile "voyant", dont la méthode préférée et un peu répétitive dans le film, est de marcher longtemps dans la neige autour du lieu du crime, afin d'appeler ses visions. Mulder se sent presque revivre, en aidant le FBI et en sortant de son bureau, quant à Scully, elle réalise une fois pour toutes que cela n'est plus sa vie et elle a peur de voir Mulder retomber dans les "ténèbres" (the darkness toujours...) alors qu'elle essaye de remonter à la surface dans un combat intérieur quotidien. On sent les deux personnages très marqués par leurs expériences passées, j'ai trouvé les acteurs particulièrement tristes et résignés. Rien à voir avec les agents du FBI qui s'accordaient des petits moments de délire et gardaient une certaine joie de vivre (à part peut-être dans la saison 9). Ils sont abattus, assomés par les souvenirs, pas de bonheur dans leur vie dorénavant et ceci jusqu'à la toute fin du film.
Concernant les personnages secondaires, Drummy et Whitney n'ont pas vraiment de consistance et en tant qu'agents du FBI ils ne sont même pas aussi classes et sobres que Doggett et Reyes, ils ont l'air de se laisser porter par l'enquête. Eux ne sont pas aux affaires non-classée, cela ne me semble pas très crédible que leurs supérieurs les laisse mener tout ça uniquement à partir des délires d'un "psychic".
Justement, Father Joe est de plus en plus supportable au fur et à mesure des visionnages. Evidemment, moi qui suis passionnée par la psychologie, je trouve qu'il est mal utilisé, mais tout de même, l'acteur n'est pas mal et certaines de ses répliques suffisamment incisives pour devenir la devise du film : "Don't give up".
Les méchants sont des méchants. Pas assez vus, pas assez exploités, alors que l'une des choses que j'aime tellement dans X-files c'est le traitement de "evil", ce qui est mauvais chez l'être humain, pourquoi et comment il est différent, quelles sont ses motivations, quelle est sa pathologie... Certains épisodes sont de véritables portraits psychiques de malades mentaux, mais cette orientation tenait avant tout au passé professionnel de Mulder : profiler. Evidemment, dans le film, tout cela est loin derrière...
("Post-Modern Prometheus", saison 5)
Et Skinner... un clin d'oeil plus qu'autre chose. On aurait été déçu qu'il ne soit pas. Et on est déçu de sa présence... il fait une petite blague, il soutient sa p'tite Scully, il fait un câlin à son p'tit Mulder, et il repart... Mais apperemment, le "grand ponte du FBI" n'a pas laissé sa carrière se gâcher à cause de ses deux p'tits préférés... on est content pour lui.
Après avoir, bien à regret, énuméré les éléments qui font que ce film n'est pas un "X-files", essayer de trouver les points positifs... Parce que j'ai vibré, bien sûr, même la première fois. D'ailleurs j'ajoute que les premières secondes du film, avec le titre, sont très réussies. Et évidemment, la musique.. la musique... la musique, quoi ! Mark Snow ! à la fois glacial et chaleureux... Qui est capable de rendre l'atmosphère "x-filienne quoiqu'il arrive...
Beaucoup disent qu'il est dommage qu'il n'y ait pas tant de paranormal que ça, à part les larmes de sang de Father Joe et le fait qu'il parvienne tout de même à "recevoir" quelques images du crime et des victimes. Mais l'atmosphère est lourde tout au long du film et les phénomènes paranormaux sont un peu écartés pour laisser la place à des questions plus métaphysiques et à la folie humaine. On reste dans le doute, on est aussi perdus que les personnages, et même si l'enquête n'est pas d'une consistance énorme, elle a l'avantage de mettre en avant les lignes directrices du film : que croire et pourquoi. Que continuer et pourquoi. Est-ce qu'il faut vraiment aller jusqu'au bout ? se demande Scully au sujet de son patient qu'elle veut guérir à tout prix alors qu'il n'y a presque aucune chance. Une question que ne se pose pas le fameux "méchant russe" en voulant sauver son conjoint et un utilisant pour cela les moyens les plus extrêmes.
Scully est davantage dans le ton du film que Mulder, qui est à la fois extérieur et intérieur à l'enquête. Il ne sait pas où se situer, quoi faire et pourquoi. On sent qu'il est nostalgique et n'a pas encore trouvé la force d'aller de l'avant. Je ne sais pas si ce flottement est volontaire de la part des scénaristes, ou bien s'ils n'ont pas vraiment su quoi faire de ce personnage. Quant à Scully, elle est partie du FBI et bien partie, aussi bien physiquement que mentalement. Il y a une grande logique dans son personnage, elle est toujours la même mais est allée au bout de ses nouveaux choix. Néanmoins, son quotidien ne s'est pas "allégé" pour autant...
"Bad Blood" - "The Truth"
Le problème de ce film, c'est qu'il a envie de montrer aux connaisseurs de la série ce qui a évolué depuis six ans, mais n'y arrive pas. Comme je le disais, pour Scully, les choses sont devenues comme on s'y attendait, mais concernant Mulder et son très lourd passé, le constat est décevant. A la fin de "The Truth", on n'a pas senti qu'il avait envie de baisser les bras, et pourtant c'est ce qu'il a fait. "Maybe there's still hope ?" et où est la continuité de cette phrase ? Ce personnage que j'adore, que je trouve extrêmement complet, complexe et logique, est devenu une sorte de pommé qui ne cese d'hésiter entre plusieurs possibilités : rester terré chez lui ou se bouger, mais aux côtés du FBI... Oui, j'attendais autre chose de lui. Et, comme à son habitude, Scully ne m'a pas déçue...
"Fight The Future"
Je réalise que je n'ai pas tout dit et que je reste fixée sur les personnages principaux.
Mais c'est tout ce qu'il reste de "X-files" dans ce film : Mulder et Scully. Il n'y a plus d'extraterrestres, plus de Cancer Man, les personnages secondaires que l'on connaissait (à part Skinner) n'existent plus... Bref, il ne reste plus grand chose. C'est pour cela que c'est si difficile d'être agréablement surpris par ce film, et qu'on espère tellement un troisième et dernier qui saura vraiment conclure la série... 2012 et l'invasion extraterrestres...
"I Want To Believe"
Bonus : j'étais seule au monde devant mon écran à me dire "putain cet épisode il tient du génie, il est absolument magnifique et je suis la seule, l'unique, à le savoir, parmi cette masse de gens qui manquent la révélation de leur vie" et ben non, je ne suis plus seule... s'étendre en faisant un sourire idiot sur la puissance d'un épisode tel que "Emasculata" (simple exemple, hein...) en compagnie d'autres fous, ça fait du bien, franchement... ;-) spéciale dédicace, donc...
"After all you've seen... Why can't you believe ?" - "I'm afraid to believe."
20 août 2008
L'Empreinte de l'ange
En ce moment je ne fais pas beaucoup de "critiques" de films... Je n'ai même pas encore fait celle de "I Want To Believe", honte à moi !! mais c'est parce que j'attends de l'avoir vu une troisième (et dernière ?) fois pour me prononcer...
Je vais parler de "L'Empreinte de l'ange", mais surtout pour souligner la très belle prestation de Catherine Frot. Ce n'était pas une actrice que j'aimais beaucoup, avant, je trouvais qu'elle jouait uniquement dans de petits films insipides, qui n'allaient jamais très loin... Mais depuis "Odette Toutlemonde" et ce film hier (et d'autres certainement dont les titres m'échappent), j'avoue que je l'apprécie de plus en plus. Dans "L'Empreinte de l'ange", elle apparaît très mince, cheveux foncés, yeux dans le vague, les scénaristes choisissent tout d'abord l'approche de la femme dépressive, presque folle, paranoïaque. Dans ce rôle, elle est très vraie, très en puissance et donne au film la bonne direction. Sandrine Bonnaire, à côté, je l'ai trouvé moins bien... moins dans le ton.
Elsa vit avec son fils et vient de divorcer. Il y a une petite dizaine d'années, elle a perdu une petite fille dans un incendie. Apparemment, elle ne s'en est jamais remise, ne l'a jamais accepté et essaye de continuer sa vie le mieux possible tout en se sentant exclue. Un jour, en allant chercher son fils à une fête d'anniversaire, elle aperçoit une petite fille, habillée en fée avec de grands yeux marrons, et là tout se fige, elle est persuadée qu'il s'agit de sa fille Lucie... Mais la fillette en question s'appelle Lola et c'est la soeur de Jérémy, enfants d'un couple qui habite une grande maison en banlieue. La famille doit bientôt déménager à Montréal. Les deux garçons se lient d'amitié et Elsa fait semblant d'être intéressée pour acheter la maison, afin de se rapprocher de Lola. Chaque fois qu'elle la voit, le même sentiment transcendant : c'est sa fille. Elle ne peut pas se l'expliquer et son entourage commence à la croire vraiment folle.
La femme conserve cette certitude au fond de son âme. Lucie n'avait que cinq jours lorsqu'elle est morte et pourtant, elle a laissé cette empreinte indélébile dans le coeur et la vie de sa mère : l'empreinte de l'ange.
Le film s'inspire d'une histoire vraie. Très bien filmé, sobre et original dans ses choix, avec beaucoup d'intensité. Les acteurs sont admirables, surtout Catherine Frot, donc, dans le rôle d'Elsa. Une grande performance et un film qui se défend très bien selon moi... Je le répète, ce n'est pas "mon film de l'année" mais je voulais en parler un peu ce matin.
Merci Prue de m'y avoir accompagnée... bon courage pour ton rendez-vous :-)























































